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Ressources naturelles et paysages

Plan national de gestion de la Barge à queue noire 2015 - 2020

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publié le 17 mars 2015 (modifié le 19 janvier 2016)


Barge à queue noire Limosa limosa limosa (Vincent Rotureau)

Deux des trois sous-espèces de Barge à queue noire sont présentes en France.

La Barge à queue noire "islandaise" Limosa limosa islandica niche en Islande principalement et hiverne sur le littoral des îles Britanniques jusqu’au Maroc.

La Barge à queue noire "continentale" Limosa limosa limosa niche de la Grande-Bretagne jusqu’à l’Ienisseï, et du sud de la Norvège au littoral ouest de la France. Elle hiverne principalement en Afrique occidentale et centrale, ainsi que dans la péninsule Ibérique et au Maghreb. Les individus qui nichent dans le nord-ouest de l’Europe migrent par la France.

Il y a environ 90 000 Barges à queue noire "islandaises" et 233 000 à 288 000 Barges à queue noire "continentales" européennes, dont 43 à 59% nichent aux Pays-Bas. En 2011, 162 couples reproducteurs ont été estimés en France (Robin et al. 2012), qui abrite la population nicheuse la plus méridionale en Europe (la petite population nicheuse du nord de l’Espagne, 0 - 10 couples, est irrégulière).

L. l. islandica est en expansion, tandis que L. l. limosa est en fort déclin dans le nord-ouest de l’Europe depuis le début des années 1990.

La population française de la sous-espèce continentale limosa, après avoir augmenté pendant plusieurs décennies, semble décliner depuis 2010.
En 2011, le département de la Vendée accueille 69,7% des couples nicheurs en France (Robin et al. 2012) où la population semble augmenter en marais Breton. L’espèce niche également en Charente-Maritime et dans le Nord où ses effectifs sont stables, voire en augmentation. Ailleurs, elle niche dans la vallée de la Saône, en Loire-Atlantique (Brière) et dans l’estuaire de Seine et dans la Somme où elle décline. Enfin, elle a disparu depuis 1995 de l’Eure, du Finistère, de la Manche et du Morbihan.

Pour nicher ou en halte migratoire, la Barge à queue noire recherche des prairies humides de fauche et/ou de pâturage extensif. Par exemple, elle niche en abondance dans le marais Breton en Vendée, et les Basses Vallées angevines, dernier bastion pour la reproduction du Râle des genêts en France, constituent une halte migratoire prénuptiale très fréquentée.

Le déclin de l’espèce en France et ailleurs en Europe de l’ouest est attribué à la disparition de ses habitats de reproduction et de migration par l’intensification des pratiques agricoles (drainage, fertilisation, fauche précoce, baisse précoce des niveaux d’eau au début du printemps, comblement des mares et des dépressions humides dans les prairies…) et le retournement des prairies humides naturelles.

Cette problématique de conservation a amené le ministère en charge de l’écologie à confier à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la rédaction d’un Plan national de gestion pour la Barge à queue noire en France. Il est animé par la Fédération des chasseurs de Vendée sur une période de 6 ans à partir de 2015.

La première année du plan est consacrée à la rédaction de fiches-actions permettant de détailler les objectifs et moyens précis à mettre en œuvre sur les cinq années suivantes. Elle est également consacrée à faire la promotion du plan auprès des principaux gestionnaires et acteurs d’espaces naturels abritant des sites de reproduction ou des haltes migratoires, afin de démarrer localement des actions concrètes de conservation à partir de 2016.

Plan national de gestion de la Barge à queue noire 2015 - 2020 :

Premier comité de pilotage national du Plan national de gestion, le 16 décembre 2015 :

Bibliographie :