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Air, climat et énergie
 

Hydraulique

L’hydroélectricité récupère la force motrice des cours d’eau, des chutes, voire des marées, pour la transformer en électricité.
On distingue les installations hydroélectriques « au fil de l’eau », qui font passer dans une turbine tout ou partie du débit d’un cours d’eau en continu, et celles nécessitant des réserves d’eau (« par éclusées » ou « de lac ») :
les deux types d’installations nécessitent des barrages, qui sont bien plus importants pour la 2ème catégorie (« grands barrages »).
La région des Pays de la Loire ne bénéficiant pas d’un relief marqué, le potentiel de développement de la ressource hydroélectrique y est faible.
Le nombre d’installations est par conséquent limité : quelques dizaines de petites unités, principalement situées sur les cours d’eau des départements de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée.
Un état des lieux, réalisé par la DREAL en 2010, fait ressortir les ordres de grandeurs suivants :

  • 35 petites centrales hydroélectriques raccordées au réseau électrique et environ une dizaine de plus utilisées en autoconsommation, soit un total de l’ordre de 45 installations,
  • une puissance maximale de 11.3 MW au réseau et un peu moins de 1MW supplémentaire en autoconsommation, soit un total de l’ordre de 12 MW,
  • une production d’électricité comprise globalement (installations raccordées au réseau ou utilisées en autoconsommation) entre 12 et 22 GWh/an (selon la pluviométrie annuelle et les arrêts de maintenance), soit entre 1 et 1.9 ktep/an.
Exemple du département de la Mayenne
Ce département compte la majorité des petites centrales hydroélectriques des Pays de la Loire (24 sur un total de 35, représentant une puissance maximale de 5.5 MW). Toutes ces installations sont raccordées au réseau électrique.
17 de ces 24 centrales appartiennent à la Société Hydraulique d’Études et de Missions d’Assistances (SHEMA)- filiale d’EDF et représentent une puissance maximale de 3.6 MW.
La SHEMA prévoit pour 16 de ces centrales, représentant actuellement une puissance de 2.2 MW :

  • de remplacer les anciennes turbines par des turbines très basse chute (Very Low Head) qui ont l’avantage de laisser passer les poissons,
  • de faire progresser, d’ici à 2020, la puissance de 2.2 à 3.2 MW. La production d’électricité passera de 13GWh/an à 19 GWh/an.