Pays de la Loire : des sols plus artificialisés qu’en France métropolitaine
En 2022, les Pays de la Loire sont la quatrième région la plus artificialisée de France. Quels territoires contribuent à ce classement et quelles différences observons-nous entre l’urbanisation ligérienne et celle nationale ? Comment cette artificialisation est-elle répartie sur l’ensemble du territoire régional ? Quels sont les usages de ces terres artificialisées et quels leviers révèlent-ils pour la sobriété foncière ? Grâce à l’Occupation des Sols à Grande Echelle (OCS GE), l’Insee s’est associée à la DREAL pour analyser les couvertures et usages de nos sols.
Cette étude menée en 2026 par l’Insee, en partenariat avec la DREAL, analyse les modes d’occupation des sols grâce à l’Occupation des Sols à Grande Échelle (OCS GE). C’est une déclinaison régionale et approfondie d’une première publication de l’Insee à ce sujet.
Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants :
- Avec 10,8 % de son territoire artificialisé, la région Pays de la Loire se situe au-dessus de la moyenne nationale.
- En 2022, 900 m² sont artificialisés par habitant contre 719 m² en France métropolitaine. La moitié de cette surface est imperméable, cela s’explique notamment par la propension ligérienne à l’habitat individuels
- 42 % des surfaces artificialisées sont végétalisées : les jardins privés, bien que perméables, sont considérés comme artificialisés en raison de l’anthropisation des sols concernés.
- Si l’artificialisation est plus importante sur les EPCI littoraux et métropolitains, il apparaît que les communes urbaines comme rurales sont davantage artificialisées dans la région qu’en France.
- L’étude éclaire plus largement les modes d’occupation des sols en identifiant la part importante des terres agricoles sur le territoire régional (71 % contre 53 % en France Métropolitaine) mais également sa faible couverture boisée (13 % contre 32 % à l’échelle nationale).
Deux leviers favorables à la sobriété foncière sont mis en évidence par l’étude. Le premier est le potentiel de densification avec seulement 22 % de surface bâtie sur l’ensemble des surfaces artificialisées, des marges d’optimisation existent. Le second concerne les opportunités de réaménagement liées aux mutations immobilières. Avec la réduction de la taille des ménages et la future libération des logements possédés par la génération du baby-boom, l ‘évolution de ce bâti devra être anticipé pour prendre en compte à la fois leur remise sur le marché, la rénovation parfois nécessaire ainsi que leur adaptation aux transformations démographiques en cours.