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Prévention des risques et nuisances

Témoignages industriels

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publié le 2 février 2012 (modifié le 6 février 2012)

Les industriels poursuivent leurs actions pour réduire leurs émissions de substances toxiques, que ce soit dans l’air ou dans l’eau (actions 1 et 2 du PRSE2 pilotées par la DREAL).
Près de 300 industriels sont concernés dans la région par l’action de recherche de substances dangereuses dans l’eau ! Suite aux actions engagées dès le PRSE1, les émissions industrielles dans l’air de composés organiques volatils « toxiques » ont par exemple été réduites de 41% entre 2007 et 2010. L’action se poursuit et s’oriente désormais davantage sur les substances toxiques émises à faible teneur dans l’air ou peu recherchées jusqu’alors (dioxines, HAP, PCB, arsenic, mercure).

AIRBUS Bouguenais (44) : substitution et suppression des COV « toxiques » (1) :

AIRBUS à Bouguenais est un site de production spécialisé dans la fabrication de pièces métalliques et composites et l’assemblage d’éléments constituant les avions, dont l’A350 XWB. En 2003, ce site était un des premiers émetteurs régionaux de COV « toxiques ». Toutefois, sous l’impulsion de l’inspection des installations classées (DREAL), et ce, dès le PRSE1, d’importantes actions de réduction de ces émissions ont été menées. Le perchloroéthylène (44 t. émises en 2007) a été progressivement substitué par un autre solvant non « toxique » dont les rejets ont été réduits par oxydation thermique régénérative. Quant à l’activité d’usinage chimique, elle a été remplacée en 2011 par un autre procédé, non émetteur de composés organiques volatils : l’usinage mécanique.
AIRBUS teste également de nouvelles peintures hydrodiluables ou à bas taux de solvant dans le but de diminuer ses rejets d’autres COV.

(1) : COV « toxiques » : composés organiques volatils cancérogènes mutagènes ou reprotoxiques avérés ou suspectés, exemples : benzène, certains solvants chlorés..

APLIX Le Cellier (44) : substitution et suppression des COV « toxiques »

APLIX exploite au Cellier une unité de production de produits auto-agrippant (pour l’hygiène, le médical, l’aéronautique, l’emballage, l’automobile, …). Les solvants utilisés pour l’enduction et l’encollage des tissus génèrent des émissions de COV. Une des colles utilisées contenait un COV « toxique » (1,9t en 2009, 2,42t en 2010). APLIX s’est engagé, en 2009, dans une démarche de substitution de cette colle sans COV « toxique », sous l’impulsion de l’inspection des installations classées (DREAL) et en étroite collaboration avec son fournisseur. Depuis la fin 2010, la colle utilisée a été remplacée et ne contient plus de COV « toxique ».

La société AFFINERIE D’ANJOU Linières Bouton (49) - Réduction des émissions de dioxines.

La société AFFINERIE D’ANJOU est spécialisée dans le recyclage d’aluminium sous forme de déchets de fabrication et d’objets récupérés contenant de l’aluminium. Sa production, sous forme de lingots, est destinée principalement à l’industrie automobile.
Les principaux rejets atmosphériques ont pour origine la fusion des matières premières dans les fours de fusion (four principal et rotatif) ; ces matières pouvant contenir des traces d’éléments plastiques, huiles etc.
Dans le cadre du programme d’actions de réduction de l’inspection des installations classées, intégré dans le Plan Régional Santé Environnement (PRSE) 1, puis PRSE 2, l’exploitant a mis en place un système de traitement des fumées permettant de réduire notamment les rejets en dioxines et furannes.
En effet, cette action a été lancée fin 2004- début 2005. La première étape a consisté à mettre aux normes les équipements pour caractériser les rejets en dioxines par des mesures normalisées et démarrer une surveillance de l’environnement. En 2006, le système de dépoussiérage (filtre à manches) a été complété par un dispositif d’injection de coke de lignite et de chaux pour permettre un abattement des dioxines et furannes. Les résultats n’étant pas suffisamment satisfaisants, l’exploitant a étudié les solutions techniques possibles pour obtenir une meilleure réduction des dioxines et furannes.
En 2009, l’injection de coke de lignite a été remplacée par du charbon actif. Cette modification de traitement a permis de diviser la concentration des rejets en dioxines et furannes d’un facteur 6. En août 2010, le système de dépoussiérage a été remplacé par un système de filtre à manches plus performant permettant notamment un meilleur mélange du charbon actif avec les fumées (présence d’un tambour). Les concentrations de rejets en dioxines furannes sont, dès lors, très inférieures à la limite réglementaire de 0,1ng/Nm³I-TEQ.
Ces actions ont permis de réduire de manière globale l’émission annuelle des rejets du de dioxines et furannes au four de fusion de la société AFFINERIE D’ANJOU de plus de 90% en passant d’environ 100mg en 2007 à moins de 7mg en 2010.

PAULSTRA – Segré (49)

Voir leur témoignage lors de la réunion publique en 2010

SARREL – Marolles Beauté (72)

Voir leur témoignage lors de la réunion publique en 2010