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Connaissance et évaluation

Les surfaces artificialisées

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publié le 6 novembre 2017 (modifié le 8 novembre 2017)

L’indicateur

Le plus souvent imperméabilisées, les surfaces artificialisées correspondent aux espaces agricoles, naturels ou forestiers qui ont changé d’état et ne sont plus disponibles pour l’agriculture ou comme habitats naturels.

Elles comprennent :

  • les surfaces cadastrées telles que les parcelles bâties ou les carrières
  • mais également non cadastrées, telles que les routes.

Par comparaison,

  • les espaces boisés occupent également 11 %,
  • les surfaces en eau, 1,8%
  • et les surfaces agricoles utiles (SAU), 66 % en 2010 (72 % en 1998).

Les surfaces artificialisées croissent rapidement (de 14 800 hectares entre 2009 et 2015). A ce rythme, pourtant enregistré durant une période de crise, plus de 24 700 hectares supplémentaires seront encore artificialisés avant 2025. Les surfaces artificialisées auront alors doublé à l’orée du siècle prochain.

Les points à retenir

  • Plus du quart des surfaces artificialisées correspond à des routes.
  • En seulement 6 ans (2009-2015), les surfaces artificialisées cadastrées (voiries exclues) ont augmenté de 14 800 hectares. Les villes moyennes et la lointaine périphérie des grandes agglomérations connaissent les plus forts taux de croissance.
  • Près de 1 000 m² sont artificialisés par Ligérien.
  • En 2027, en maintenant le rythme actuel, près de 30 000 hectares supplémentaires (hors routes) auront encore été artificialisés dans les Pays de la Loire, dont plus de la moitié (15 500) dans les seuls départements littoraux.
  • Au rythme de croissance 2009/2015, pourtant observé en période de ralentissement économique, il suffira d’à peine plus de cent ans (en 2114) pour doubler les surfaces artificialisées de 2009. Les écarts entre départements sont bien-entendu très importants, allant de 70 années (en l’an 2079) pour la Mayenne, à 120 ans (en l’an 2130) pour le Maine-et-Loire.

  • Les projections de population à l’horizon 2050 sont très favorables à la région des Pays de la Loire. Si les futurs habitants consomment autant de surfaces cadastrées que ceux arrivés durant la période 2009/2014, plus de 80 000 hectares seront nécessaires (55 000 ha selon l’hypothèse basse et 109 000 ha selon l’hypothèse haute). La Mayenne contribuerait massivement à cette augmentation en enregistrant les plus fortes croissances. Projections 2050 en grand format (nouvelle fenêtre)

En savoir plus

Télécharger l’étude complète qui contient :

  • des cartes,
  • des chiffres-clés par département et par type de territoire (littoral, rural, banlieue, villes-centres, etc.)
  • des commentaires.

Étude complète (8 pages) : Surfaces artificialisees - publication (format pdf - 1.2 Mo - 06/11/2017)

Les surfaces artificialisées

Données utilisées

Le fichier de données sur les surfaces artificialisées est disponible au format Ods.
Les données sont livrées à la commune, accompagnées d’un dictionnaire des variables.
Pour chaque commune, le fichier fournit :

  • l’identifiant Insee de la commune
  • la surface cadastrée de la commune en 2014
  • les surfaces artificialisées cadastrées de la commune en 2014
  • la surface cadastrée de la commune en 2009
  • les surfaces artificialisées cadastrées de la commune en 2009
  • la population municipale en 2014
  • la population totale en 2014
  • la population municipale en 2009
  • la population totale en 2009
  • la typologie des communes selon l’indicateur d’étalement urbain (IEU), établie sur la période 2009/2014 :
    • 1) rouge foncé : la population a diminué entre 2009 et 2014 ; les surfaces artificialisées ont augmenté.
    • 2) rouge : la population a augmenté moins vite que les surfaces artificialisées.
    • 3) vert : la population a augmenté plus vite que les surfaces artificialisées.
    • 4) gris clair : la population a augmenté alors que les surfaces artificialisées ont diminué.
    • 5) gris foncé : la population et les surfaces artificialisées ont diminué.

Avant toute utilisation, merci de prendre connaissance de la méthodologie proposée par le ministère.
Un « groupe de travail national sur l’évaluation de la consommation d’espace à partir des fichiers fonciers » a été mis en place en 2011 par le ministère, faisant intervenir de nombreux partenaires (services de l’État, Ministère de l’Agriculture, FNAU, FNSafer et INRA notamment). Le travail de ce groupe s’est concrétisé par la publication d’une série de fiches proposant, sur la base d’expériences, des indicateurs de mesure de la consommation d’espace.
Retrouver les fiches en téléchargement libre sur le site du Cerema

Après avoir pris connaissance des précautions d’utilisation et de la méthodologie, retrouvez les données communales dans le fichier suivant :

surfaces artificialisées (fichier de données) (format ods - 195.4 ko - 06/11/2017)

Mise à jour

Une mise à jour de ces indicateurs (état, évolution et projection) est effectuée tous les deux ans.

A voir également

D’autres études, réalisées par la Dreal ou la Draaf, permettent de détailler différents aspects de la consommation d’espace par l’eau, les bâtiments, les parcelles bâties, etc. Elles sont librement téléchargeables sur le site de la Dreal.
Elles concernent :