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Connaissance, évaluation et développement durable

Réussir une démarche de prospective territoriale

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publié le 23 mars 2010 (modifié le 14 avril 2011)

Contenu

Pour discuter des conditions de réussite d’une démarche de prospective, cette table-ronde réunissait :

  • l’élu d’une collectivité, porteur de projet et maître d’ouvrage d’une démarche de prospective,
  • le directeur d’un service prospective d’une collectivité,
  • le représentant d’un bureau d’études,
  • un expert en prospective territoriale.

Cette table-ronde comprenait trois temps forts :

  • un premier tour de table d’introduction d’environ cinq minutes par intervenant, permettant à chacun, d’indiquer, de son point de vue, trois ou quatre conditions de réussite d’une démarche de prospective territoriale.
  • un temps d’échanges collectifs entre les participants, animé par Jean-Jacques Duhayon, pour réagir aux premières propositions
  • des questions/réponses adressées par la salle aux membres de cette table-ronde.

Extrait

Robert Savy - Président honoraire de la région Limousin (1986-2004) et vice-président délégué d’Entreprises, Territoires et Développement (ETD)

"Il faut travailler avec les autres. [La prospective] ne peut pas être un exercice en chambre. Si je repense à l’opération que nous avons conduite, il y a maintenant un peu plus de vingt ans, je considère que, dans une petite région (qui ne fait pas, et de loin, son million d’habitants), plusieurs milliers de personnes ont participé personnellement et concrètement aux débats. […] Il y a eu une appropriation des orientations de notre rapport par les divers partenaires, ce qui est, je crois, une condition du succès. […]

Quelles sont les conditions de réussite d’une démarche de prospective territoriale ?

J’avais la chance d’être encore Président, lorsque nous nous sommes approchés de l’échéance de 2007. Nous avons regardé ce qui s’était passé par rapport à ce que nous avions dit. C’est une épreuve toujours redoutable. Je maintiens que, si l’exercice a été bien conduit autour d’analyses et d’orientations, on n’a pas besoin de dire qu’il doit être opérationnel pour qu’il le devienne.
La dernière remarque que je voudrais faire sur le succès d’une opération concerne le suivi. Il vaut mieux que l’exercice de prospective serve à quelque chose, même si on ne l’a pas décidé au départ. On ne peut pas arrêter les démarches prospectives, parce que le contexte dans lequel la première réflexion a été conduite se modifie. Nous avons travaillé en 1986-87, et notre principale question concernait le marché intérieur européen. Il fallait s’y préparer. Peu d’années plus tard, on ne se posait plus la question du marché intérieur, mais celle de la globalisation : « que fait-on Limousin de l’agneau de Nouvelle Zélande ou du bœuf argentin ? Parviendra-t-on à faire moins cher qu’eux ? Parce que ce n’est pas gagné, il faut qu’on s’y prenne autrement ». L’enjeu avait changé de nature à cause de l’environnement global. Il fallait poursuivre la réflexion tant et si bien qu’après 2007, nous avons fait 2017.
Il me semble aussi, ce sera mon dernier mot sur ce point, qu’il y a quelque chose qui va bien avec la prospective : c’est l’évaluation qui est le complément normal de la prospective."


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