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Ressources naturelles et paysages

Pourquoi ce déclin ?

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publié le 22 décembre 2009 (modifié le 17 mai 2010)

Depuis l’apparition de la vie, l’histoire du monde vivant, en constante évolution, a été ponctuée d’extinctions massives. C’est sans doute le sort de toute espèce, après une phase d’expansion, de disparaître un jour. Mais aujourd’hui, les milieux évoluent trop brutalement pour ne laisser aux espèces que l’alternative suivante : l’adaptation ou l’extinction brutale et irréversible ; c’est le cas, par exemple, du Fadet des laîches (Coenonymphus oedippus), un des papillons les plus menacés en Europe.

C’est depuis l’explosion démographique humaine que l’on constate une érosion accélérée du capital biologique. A compter du XVIIème siècle, pratiquement une espèce disparaît chaque année chez les vertébrés, alors qu’auparavant, le rythme était d’une par siècle.

Cette hécatombe est encore loin d’être enrayée malgré l’adoption de mesures internationales.

Les Pays de la Loire ne sont pas épargnés par la régression et la disparition des espèces. Elles touchent notamment de nombreuses espèces animales et végétales liées à des milieux particuliers d’autant plus fragiles qu’ils sont devenus rares : marais, tourbières, landes, dunes ou pelouses sèches…

La cause principale est la disparition de leurs habitats naturels du fait des activités humaines.

Des causes multiples, peuvent agir séparément ou se conjuguer : prélèvements excessifs, introduction d’espèces étrangères, pollution, intensification agricole (assèchement des zones humides …), opérations d’urbanisme, d’infrastructures (routes, ports…), fréquentation touristique…

L’avocette

Le bocage :

« La région des Pays de la Loire est une des régions les moins boisées de France (taux de boisement inférieur à 10 %). Toutefois, l’arbre est présent dans ce paysage autrefois essentiellement bocager. Mais sa physionomie a été profondément modifiée et la présence du bocage fortement réduite au cours des trente dernières années, en raison de remembrements importants. L’espace couvert par les haies et les arbres épars a ainsi diminué de 14 % de 1982 à 1990. »

D’après « L’environnement en France- Approche régionale », IFEN, Éditions La Découverte, 1996.

Les marais :

Les grands marais qui caractérisent la région des Pays de la Loire ont subi, pour certains, de profondes perturbations, notamment du fait des aménagements hydrauliques, des mises en cultures ou des plantations d’arbres. C’est le cas en particulier du Marais Poitevin où plus de 30 000 ha de prairies permanentes ont disparu depuis une vingtaine d’années. La déprise agricole et l’abandon de la pratique extensive traditionnelle constituent également une menace sur ces zones dont l’intérêt biologique est intimement lié à l’activité humaine.