Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner article  desabonner article
Prévention des risques et nuisances

Les phénomènes sismiques

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 29 mai 2018

Qu’est ce qu’un séisme?

Un séisme est une fracturation brutale des roches en profondeur créant des failles dans la croûte terrestre (rarement en surface). Le séisme génère des vibrations importantes du sol qui sont ensuite transmises aux fondations des bâtiments.

Les séismes sont, avec le volcanisme, l’une des manifestations de la tectonique des plaques. L’activité sismique est concentrée le long de failles, en général à proximité des frontières entre ces plaques. Lorsque les frottements au niveau d’une de ces failles sont importants, le mouvement entre les deux plaques est bloqué.

De l’énergie est alors stockée le long de la faille. La libération brutale de cette énergie permet de rattraper le retard du mouvement des plaques. Le déplacement instantané qui en résulte est la cause des séismes. Après la secousse principale, il y a des répliques, parfois meurtrières, qui correspondent à des petits réajustements des blocs au voisinage de la faille.

Comment se manifeste-t-il?

L’importance d’un séisme se caractérise par deux paramètres : sa magnitude et son intensité.

La magnitude traduit l’énergie libérée par le séisme ou encore sa puissance. Elle s’obtient par la mesure de l’amplitude des ondes en tenant compte de différents paramètres comme la distance à l’épicentre, la profondeur de l’hypocentre, la fréquence du signal, etc. et peut être enregistrée par un sismomètre. Différentes échelles de magnitudes existent, la plus connue demeure l’échelle de Richter. Il s’agit d’une échelle qui suit une fonction logarithmique, ce qui signifie qu’un point supplémentaire sur l’échelle de Richter représente environ une multiplication par 10 de l’amplitude du déplacement et une libération d’énergie 30 fois supérieure.

L’intensité mesure les effets et dommages du séisme en un lieu donné. Ce n’est pas une mesure par des instruments, mais une observation de la manière dont le séisme se traduit en surface et dont il est perçu. On utilise habituellement l’échelle EMS 98 ou MSK, qui comportent douze degrés (I à XII). L’intensité I correspond à un séisme non perceptible, le début de dégâts notables correspond à l’intensité VI, l’intensité XII correspond à un changement total du paysage. L’intensité n’est donc pas, contrairement à la magnitude, fonction uniquement du séisme, mais également des caractéristiques du lieu de l’observation (effets de site, bâtiments plus ou moins fragiles par exemple). En effet, les conditions topographiques (reliefs) ou géologiques locales (particulièrement des terrains mous reposant sur des roches plus dures) peuvent créer des effets amplifiant l’intensité d’un séisme. Sans effet de site, l’intensité d’un séisme est maximale à l’épicentre et décroît avec la distance en raison de l’atténuation introduite par le milieu géologique traversé par les ondes sismiques.

Le foyer (ou hypocentre) d’un séisme est le lieu sur la faille où se déclenche la rupture et d’où partent les ondes sismiques. La plupart des séismes enregistrés sont situés entre 0 et 70 kilomètres de profondeur.

L’épicentre est le point théorique situé à la surface terrestre à la verticale du foyer du séisme.

Les ondes sismiques émises lors d’un séisme se propagent à travers les couches géologiques jusqu’à atteindre la surface terrestre.

Un séisme peut se traduire à la surface terrestre par la dégradation ou la ruine des bâtiments ; des décalages de la surface du sol de part et d’autre des failles, mais peut également provoquer des phénomènes annexes importants tels que des glissements de terrain, des chutes de blocs, une liquéfaction des sols meubles imbibés d’eau, des avalanches ou des raz-de-marée (tsunamis).