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Prévention des risques et nuisances

Les mouvements de terrain en Pays de la Loire

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publié le 29 mai 2018

En Pays de la Loire, ce sont les départements du Maine-et-Loire, de la Sarthe et dans une moindre mesure de la Mayenne qui sont les plus exposés aux risques mouvements de terrain.

La base de données nationale sur les mouvements de terrain est accessible sur Géorisques.

Les phénomènes identifiés en région sont :

  1. l’effondrement de cavités souterraines
  2. le retrait gonflement-argiles
  3. la chute de blocs et l’éboulement de coteaux
  4. l’effondrement des talus et falaises littorales lié au recul du trait de côte
  5. l’effondrement lié aux activités minières

Les secteurs identifiés comme présentant des risques significatifs de mouvements de terrain ont fait l’objet de plans de prévention des risques (PPR). En Pays de la Loire, on dénombre 11 PPR approuvés.

Il s’agit généralement d’aléas ponctuels, mais les actions sur ces phénomènes ont été identifiées comme prioritaires au cours des dernières années, du fait des enjeux pour la vie humaine.
Dans plusieurs secteurs particulièrement marqués par ce type d’aléa, notamment le Saumurois, des études complémentaires ont été menées afin de mesurer quelles actions préventives pourraient être envisagées sur ces secteurs ; la manière de les prendre en compte dans l’urbanisme devra encore être définie.
L’atlas des cavités du Saumurois est consultable sur le site de la DDT du Maine-et-Loire.

1. L’effondrement des cavités souterraines

Les cavités souterraines sont des vides ou des parties creusées à des profondeurs plus ou moins variables. Elles peuvent être d’origine naturelle ou artificielle (carrières, ouvrages souterrains, etc.) et leur évolution peut entrainer l’effondrement du toit de la cavité et provoquer en surface une dépression généralement de forme circulaire.

Entrée de cavité et coteau fissuré dans le Saumurois (Source : Laboratoire des Ponts-de-Cé)

On distingue deux principaux types d’effondrement :

  • les affaissements : il s’agit d’une déformation souple sans rupture et progressive de la surface du sol, se traduisant par une dépression topographique en forme de cuvette. Ce type de désordres se développe parfois sur plusieurs hectares au droit de vastes carrières ou mines. Il s’agit souvent d’un phénomène symptomatique des carrières souterraines soit mal remblayées soit, lorsqu’elles sont profondes, recouvertes par des formations " souples ".
    Les affaissements peuvent générer des désordres sur les constructions mais provoquent peu de victimes physiques en raison de la progressivité du phénomène (phénomène "lent" permettant d’évacuer l’édifice).
  • les fontis : il correspond à un effondrement brutal mais localisé se manifestant sous la forme d’un entonnoir ou d’un cratère. Il est le plus souvent provoqué par la rupture progressive du toit d’une cavité, une cloche remontant plus ou moins lentement vers la surface jusqu’au développement brutal d’un cratère. Les fontis présentent souvent une géométrie pseudo-circulaire dont le diamètre et la profondeur du cône peuvent aller jusqu’à plusieurs mètres.
    Ce type de phénomène peut être à l’origine de dégâts importants aux ouvrages et est associé à un risque élevé de victimes physiques en raison la rapidité et des dimensions du phénomène.

2. Le retrait-gonflement des argiles

Les variations de la quantité d’eau dans certains terrains argileux produisent des gonflements (période humide) et des tassements (périodes sèches) et peuvent avoir des conséquences importantes sur les bâtiments à fondations superficielles.

La protection contre le retrait-gonflement des argiles nécessite la mise en place de mesures relativement simples d’adaptation du bâtiment au contexte local. Les démarches de traitement des désordres sont précisées dans le guide "Le retrait gonflement des argiles – comment prévenir les désordres dans l’habitat individuel? (format pdf - 1.5 Mo - 10/04/2018) ". Généralement, le fait de descendre les fondations au-delà de la zone sensible à la dessiccation du sol suffit.

3. Les éboulements de coteau

L’évolution des falaises et des versants rocheux engendre des chutes de pierres ou de blocs ou des écroulements en masse susceptibles de détruire les constructions situées en bas de coteau.

Chute de blocs - Parcé-sur-Sarthe (Source : DDRM 72)

4. L’effondrement des talus et falaises littorales

Le BRGM a réalisé une étude sur les 2 départements littoraux dans le cadre de l’élaboration des PPRL. Il a défini 2 types d’aléas :

Pour en savoir plus