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Connaissance, évaluation et développement durable

L’emprise des voiries à partir de la BD TOPO®

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publié le 14 octobre 2014 (modifié le 2 août 2018)

L’indicateur

Dans un même élan, routes et logements ont convoité les mêmes espaces, surenchérissant les besoins.
La consommation d’espaces par les routes est un indicateur capital en raison, d’abord de son poids (les routes utilisent 2,8 % de la surface régionale contre 1,8 % de surface en eau et 1,3 % d’emprise au sol du bâti), ensuite de sa corrélation avec l’urbanisation. En effet, les zones urbanisées sont traversées par plus de voiries. Plus généralement, le nord-est de la région mobilise moins d’espaces pour les routes que l’ouest. Les 3/4 des emprises routières correspondent à de la voirie à une chaussée. Cependant, les communes concernées par des voiries à plusieurs chaussées sont nombreuses (39 %). En région, la surface de voiries par habitant varie de 1 à 130 selon les communes. Par conséquent, l’entretien des routes peut représenter une part importante des dépenses communales. Cet investissement ne garantit pas, pour autant, des retombées favorables à la création d’emplois.
La majorité des infrastructures routières n’est pas cadastrée.
Pour estimer la surface qu’elles consomment, une méthode utilisant la BD TOPO®, produite par l’IGN a été développée.

La consommation d’espaces par les routes est un indicateur capital en raison, d’abord de son poids (les routes utilisent 2,76 % de la surface régionale), ensuite de sa corrélation avec l’urbanisation.

Les points à retenir

  • Les routes occupent plus d’espaces en zones urbanisées.
  • Le nord/est de la région est beaucoup moins consommateur d’espaces pour de la voirie que l’ouest.
  • Les trois quarts des surfaces consommées par des routes le sont pour des axes à une seule chaussée.
  • 39 % des communes sont concernées par des routes à plusieurs chaussées, parfois pour de la desserte secondaire.
  • 0,44 % de la surface régionale est dédiée aux voiries sommaires, davantage présentes sur le littoral et dans les agglomérations importantes.
  • Les surfaces de voiries par habitant varient de 1 à 130 selon les communes.
  • La présence de routes ne détermine pas l’implantation de l’emploi, hormis dans les espaces plus pauvres en services (rural, périphérie des villes) où la présence d’une voirie à deux chaussées devient un facteur d’attractivité.
  • La capacité financière à entretenir le réseau routier est très inégale selon les communes.
Etude sur l’emprise des voiries

En savoir plus

Télécharger l’étude complète qui contient :

  • des cartes,
  • des chiffres-clés par département et par type de territoire (littoral, rural, banlieue, villes-centres, etc.)
  • des commentaires.

Consommation d’espace - indicateur sur l’emprise des voiries (format pdf - 1 Mo - 13/10/2014)

Données utilisées et méthode

Le fichier de données sur l’emprise au sol des routes est disponible au format Ods.
1-19_surfaces_voiries_méthode et données (format ods - 123.3 ko - 13/10/2014)
Les données sont communales.

Pour chaque commune, le fichier fournit la surface en hectares des routes :

  • à une chaussée
  • à plusieurs chaussées
  • autres (chemins, pistes cyclables, etc.).

Avant toute utilisation, merci de prendre connaissance de la méthodologie proposée par le ministère.
Un « groupe de travail national sur l’évaluation de la consommation d’espace à partir des fichiers fonciers » a été mis en place en 2011 par le ministère, faisant intervenir de nombreux partenaires (services de l’État, Ministère de l’Agriculture, FNAU, FNSafer et INRA notamment). Le travail de ce groupe s’est concrétisé par la publication d’une série de fiches proposant, sur la base d’expériences, des indicateurs de mesure de la consommation d’espace.
Retrouver les fiches en téléchargement libre sur le site du Cerema

Mise à jour

Une mise à jour sera faite en 2019, à partir de nouveaux millésimes de la BD-Topo.

A voir également

D’autres études récentes, réalisées par la Dreal, permettent de détailler différents aspects de la consommation d’espace par l’eau, les bâtiments, les parcelles bâties, etc. Elles sont librement téléchargeables sur le site de la Dreal. Elles concernent :

Une synthèse des travaux conduits est en cours de réalisation (parution prévue début 2015). En regroupant les différents postes (eau, agriculture, voiries et surfaces artificialisées), elle constituera un mode d’occupation des sols (MOS) des Pays de la Loire.