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Ressources naturelles et paysages

Autres plans de conservation

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publié le 23 août 2013 (modifié le 18 janvier 2019)

Dans le cadre du contrat de plan Etat-Région, le Conservatoire Botanique National de Brest (CBNB) a été chargé de définir une stratégie régionale de conservation des espèces végétales d’intérêt patrimonial basé sur la rareté des espèces en intégrant les critères de menace et de vulnérabilité.

Cette analyse a porté dans un premier temps sur l’aire du massif armoricain excluant de fait les parties concernant les bassins aquitain (Sud-Vendée) et parisien (Est-Sarthe et Est-Maine-et-Loire). L’analyse fait ressortir que l’appauvrissement de la flore armoricaine est alarmant puisque 59 plantes autrefois signalées ont aujourd’hui disparu de la région. Sur 416 espèces de la liste rouge armoricaine encore présentes dans la région des Pays-de-la-Loire, 84 taxons ressortent avec un très fort intérêt patrimonial et nécessitent la mise en place d’actions de conservation. Parmi celles-ci une priorité toute particulière se dégage pour une vingtaine de taxons de haute valeur patrimoniale.

Les plans de conservations spécifiques engagées depuis 2004 avec les financements de la Région et de l’Etat portent à ce jour sur les espèces suivantes :

L’Orpin d’Angers (Sedum andegavense), l’Ail des landes (Allium ericetorum), l’Euphorbe peplis (Euphorbia peplis), l’Euphorbe de Séguier (Euphorbia seguieriana), la Gagée de Bohème (Gagea bohemica), le Coléanthe délicat (Coleanthus subtilis), la Renoncule à fleurs en boule (Ranunculus nodiflorus), la Fougère d’eau - ou Marsilée à 4 feuilles (Marsilea quadrifolia), la Carotte de Gadeceau (Daucus carotta gadeceaui), l’Orpin velu (Sedum villosum), la Bruyère de St-Daboëc (Daboetia cantabrica), le Lycopode inondé (Lycopodellia inundata), l’Ophioglosse des Açores (Ophioglossum azoricum), le Chou marin (Crambe maritima), la Tulipe sauvage (Tulipa sylvestris), le Crypsis piquant (Crypsis aculeata), et l’Isoète épineux (Isoetes histrix).

L’Orpin velu et le Crypsis piquant, contrairement aux autres plantes visées par les plans de restauration, ne bénéficient pas actuellement d’une protection réglementaire et à ce titre mériteraient d’être ajoutées à la liste des plantes protégées au niveau national ou régional.